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Cela se passait en 2011

Un ancien combattant de sumo russe dénonce le niveau bizarre du sumo japonais en ce moment et se propose d’aller devant la justice pour témoigner des problèmes de ce sport traditionnel. Celui-ci dit que les matches sont truqués et que les lutteurs de sumos sont amateurs de marijuana.

Soslan Gagloev, un combattant sumo âgé de 20 ans qui a grimpé dans la hiérarchie du sumo sous le nom de Wakanoho, a été exclu à vie en début septembre par l’Association nationale du sumo japonais pour possession de cannabis.

Ce combattant a dit qu’il engagerait des poursuites contre l’association pour obtenir sa réintégration, pensant la punition trop forte.

Mais il a augmenté sa pression sur les instances de ce sport, affirmant :

"J’ai été obligé de livrer des combats truqués contre de l’argent, dès que je suis entré en makuuchi", la première division du sumo, a assuré M. Gagloev lors d’une conférence de presse. Il a ajouté que le maître de son écurie de sumo et d’autres anciens lutteurs "savaient", mais qu’ils n’avaient rien dit car eux-mêmes avaient combattus pour des matches truqués pendant leur carrière.

Selon M. Gagloev, certains maîtres d’écurie et certains lutteurs de sumos ont fumé du cannabis mais eux n’ont pas été exclus.

Sumo Soslan

Nom : Gagloev Soslan
Hauteur : 195.0cm
Poids : 162.0kg

L’ancien combattant de sumo n’a balancé aucun nom, mais s’est dit prêt à témoigner en justice pour soutenir l’éditeur d’un magazine qui a accusé le yokozuna (grand champion) Asashoryu, entre autres, d’avoir truqué des matches. L’association du sumo, Asashoryu et plusieurs autres sumotoris ont poursuivi l’éditeur en diffamation.

"Je veux aussi raconter toutes les saletés que je connais" sur le milieu du sumo, a ajouté M. Gagloev, soulignant qu’il voulait aider à nettoyer ce sport.

Deux autres sumos russes ont été exclus pour consommation de cannabis et le président de l’association du sumo et ancien grand champion Kitanoumi, une légende vivante de ce sport, a été contraint à la démission à la suite du scandale.

L’affaire a fait grand bruit au Japon où les lutteurs sont censés être des parangons de vertu, et allongé la liste des scandales frappant le sumo.

Un "maître" et trois sumotoris vont notamment être jugés pour le meurtre d’un apprenti, mort de mauvais traitements à l’entraînement. En effet un responsable d’écurie avait été arrêté après la mort d’un de ses disciples frappé avec une bouteille de bière et une batte de base-ball dans le cadre d’un entraînement.

Le nouveau chef de l’association du sumo japonais, Musashigawa, a déclaré qu’il allait adopter une approche pratique pour la discipline et a proposé que les lutteurs étrangers suivent un programme d’éducation d’un an.

« Nous devons combattre tous les maux du sumo. Je serai très strict à ce sujet », a indiqué Musashigawa.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Nobutaka Machimura, est intervenu dans le débat à titre personnel, soulignant que les sumos « devaient se comporter comme il faut et se rendre compte qu’ils sont des héros appelés à être admirés ».

Les puristes japonais éprouvent également du dégoût pour le meilleur sumo actuel, le Mongol Asashoryu, décrit comme trop exubérant dans un sport où l’ascétisme fait loi. Celui-ci devrait d’ailleurs témoigner le mois prochain au tribunal lors d’un procès en diffamation contre un magazine qui l’accuse d’avoir arrangé des matches.

Un législateur du parti au pouvoir a même été jusqu’à proposer l’interdiction complète des étrangers au sein de la discipline, considérée par la plupart des Japonais comme un rituel spirituel plus qu’une compétition.

« Le dernier incident nous a encore rappelé qu’il est difficile pour ceux qui ne possède pas l’esprit des Japonais d’être les porteurs de la culture japonaise », a déclaré Kenshiro Matsunami, ex-lutteur et ancien vice-ministre de l’éducation et de sports.